"Les réseaux hospitaliers quittent le modèle du 20e siècle"

12/04/18 à 02:30 - Mise à jour à 11:08

Le Conseil des ministres vient de donner vendredi 30 mars son feu vert au cadre légal pour la création de 25 réseaux hospitaliers et à un nouveau modèle de financement pour les soins à faible variabilité. Les grands principes étaient déjà connus. Le timing est précisé. Les médecins devraient être impliqués dans la gouvernance.

"Les réseaux hospitaliers quittent le modèle du 20e siècle"

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L'avant-projet de loi approuvé vendredi dernier modifie la loi de 2008 sur les hôpitaux et comporte plusieurs dispositions importantes. Les hôpitaux devront constituer les réseaux pour le 1er janvier 2020 en respectant une série de principes.

Une gouvernance par consensus

L'avant-projet de loi précise également la manière dont la gouvernance des réseaux sera organisée.

" La ministre De Block a privilégié un modèle de consensus entre les médecins et les gestionnaires. Cela signifie que chaque décision qui a un impact sur l'organisation médicale sera prise en commun accord. Chaque hôpital faisant partie d'un réseau sera en outre notamment représenté au sein des organes de gestion de ce réseau ", explique le cabinet. " Cet organe de gestion devra comprendre un nombre suffisant de membres ayant une expertise dans le domaine de la santé, ainsi qu'au moins un administrateur indépendant. "

" Les réseaux hospitaliers quittent le modèle du 20e siècle avec un conseil d'administration qui gouverne les autres instances et où le Conseil médical est un mal nécessaire ", affirme le professeur Dirk Ramaekers (KU Leuven), expert indépendant pour Domus Medica dans le groupe de consultation qui a préparé le réseautage. Néanmoins, il exprime une certaine inquiétude quant à l'implication des médecins ayant un statut d'administrateurs dans ce système de consensus.

Soins à faible variabilité

Pour les soins à faible variabilité, l'État interviendra de la même manière dans tous les hôpitaux, et ce partout en Belgique. "Les hôpitaux et les médecins-spécialistes sauront donc à l'avance combien ils recevront pour de telles hospitalisations ", explique Maggie De Block. " Pour le patient, la facture sera très transparente et le risque d'examens inutiles va diminuer. "