La majorité des médecins en faveur d'un filtre aux études de médecine

07/06/18 à 09:30 - Mise à jour à 11:13

C'est une enquête nationale de l'Absym qui le révèle: plus de la moitié des généralistes (53%) et des spécialistes (60 %) sont favorables à un "filtre" pour les études de médecine bien qu'ils reconnaissent avoir été majoritairement contre le numerus clausus durant leur propre formation. L'enquête a été menée auprès d'envrion 1.300 répondants.

La majorité des médecins en faveur d'un filtre aux études de médecine

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L'enquête a été conduite du 30 mars au 24 mai 2018 afin de sonder la profession sur une série de questions à l'approche des élections médicales, qui se dérouleront du 7 au 26 juin. Elle aborde diverses problématiques liées à la profession.

C'est le cas des honoraires par exemple. "Le paiement à l'acte offre la meilleure garantie d'une qualité de soins. Les honoraires forfaitaires sont un complément intéressant mais nous ne croyons nullement qu'une forfaitarisation plus grande améliore en soi la qualité", souligne l'Absym à ce sujet.

Un point de vue que partagent 52% des médecins spécialistes qui, s'ils avaient le choix entre le paiement à l'acte ou le forfait, choisiraient la première option ou, pour un tiers des spécialistes, une combinaison des deux. Alors que neuf généralistes sur dix refusent d'être payés uniquement au forfait et deux-tiers sont favorables à un paiement à l'acte. Une revalorisation de la nomenclature en la matière est par ailleurs souhaitée.

L'enquête démontre également que les acteurs du secteur aspirent à un meilleur équilibre entre vies privée et professionnelle. Quelque 40% des généralistes et spécialistes déclarent en effet travailler plus de 60 heures par semaine. "Il est notamment essentiel de libérer les médecins de tâches administratives et de faire en sorte que l'informatisation rime avec simplification et gain de temps", pointe l'ABSyM.

Autre charge de travail: les gardes. Bien qu'ils accordent de l'importance à ce service, seuls 41% des médecins généralistes en effectueraient encore s'il n'y avait pas de gardes obligatoires. Et 60% d'entre eux pensent qu'il y a une pénurie de médecins dans leur zone.

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