Dépénalisation de l'IVG: un clivage qui se réduit

26/04/18 à 01:30 - Mise à jour à 14:05

Tout récemment, le CAL a publié un sondage montrant que sept personnes sur dix ignoraient que l'IVG était toujours condamné partiellement par la loi et ce depuis 1990. Dans ce sondage, 75% des 1000 personnes interrogées estiment que l'IVG ne devrait pas être sanctionné. Mais plus qu'un débat éthique, l'idée de sortir l'IVG du code pénal est un débat politique.

Dépénalisation de l'IVG: un clivage qui se réduit

Karine Lalieux is PS-kamerlid en PS-schepen van cultuur in Brussel. Karine Lalieux est deputee a la chambre et echvine de la culture a Bruxelles Karine Lalieux is a federal deputy and city alderman for the culture. PS Credit: JMQuinet/Reporters 10/01/2018 © BELGAIMAGE

Karine Lalieux l'invitée de Matin Première ce mardi 24 avril exprimait qu'il est impératif de remettre le débat à l'ordre du jour : " Aujourd'hui, l'avortement est un délit, une infraction qui culpabilise la femme. On ne lui donne pas la liberté de choix, ni la liberté de son corps. "

Le groupe Ecolo a également déposé une proposition de loi demandant de retirer l'IVG du code pénal qui le considère comme un délit ; le droit à l'avortement étant considéré comme un droit à la santé. Le parti propose de sortir du droit pénal et de modifier les conditions pour mieux rencontrer les situations réelles : avec un allongement à 16 semaines, le délai de réflexion porté à 48 heures et la suppression de l'exigence d'un état de détresse de la femme. Le CDH suivrait finalement cette mouvance : un consensus sur les grands principes de la dépénalisation de l'avortement devrait être atteint et une sortie de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) du Code pénal devrait être proposée, tout en conservant des sanctions pénales en cas d'IVG après 12 semaines de grossesse.

Le parti DéFi se montre également en faveur de la sortie de l'IVG du code pénal et en fait une mesure importante dans son programme. Le MR quant à lui reste partagé au sein de son parti mais la position officielle est que la dépénalisation de l'IVG n'est pas dans le programme du gouvernement (fédéral) et la question n'a pas lieu d'être inscrite dans l'agenda. Reste la majorité en place, CD&V et N-VA, qui n'est pas forcément en faveur de cette dépénalisation.

Carole Stavartt